mardi 18 octobre 2011

Chagrins d'automne

Arrête donc de pleurer, tu me fais mal au ciel
Je l'aime si tant bleu et tu me le fais gris
Tes sanglots en averse ont comme un goût de fiel

Arrête donc de pleurer, n'as-tu donc rien compris...

Les larmes de mon cœur qui coulent en cascade
Couplées à celles de cieux tels de gros chagrins
Pourquoi si tant de peines, de soupirs en saccades
Raconte, explique moi , ne sois pas si hautain

Arrête donc pleurer, ma peine n'en peut plus
Mon fardeau tant me pèse et le tien plus encore

Arrête donc de pleurer, je suis si tant ému
Je ne suis portefaix, je ploie de tant d'efforts...

Il pleut dans mes tréfonds, il pleut, il pleut encore
Et toi en ton novembre tu sanglotes et gémis
Rien ne semble tarir les larmes de mon corps
Non plus que tes nuées qui pleurent sans répit...

samedi 15 octobre 2011

C’était hier

Sur les crêtes bleutées par le ciel azuré
Mon regard s'est perdu par-delà les névés,
Et s'égrainent les jours, les mois et les années,
Mon cœur déjà vieux qui ne veux me quitter
.
Hier j'avais des songes, un avenir radieux
De l'amour plein les yeux, je me rêvais heureux
Conquérant et sans peur, une sorte de preux
Je vous aimais de cœur, vous me nommiez mon gueux
.
Et tout s'en est allé en des diable vauvert
Perdu à tout jamais, envolé dans les airs
Ne restent en mon écrin que souvenirs d'hier
Vos cheveux, votre odeur et vos yeux si tant verts...

mardi 27 septembre 2011

L'essentiel est d'aimer

Hors sus ce jour mon Coeur, mon Espoir, mon recours,
De vous avoir perçue sans même vous prévoir ni même envisager,
Parmi toutes distinguées vous qui futes entrevue, embrassée et saisie,
Ce soir où je compris vous constatant d'emblée que nulle autre que vous,
Echue par le destin et peut-estre les dieux vous m'eûtes été présente.

Hors sus ce jour mon Coeur, mon Espoir, mon Amour,
Je sus à voir vos yeux que tu fus mon aimée,
Sans autres obsessions que désir assouvi,
De t'aimer sans relâche, vous faire l'amour prou,
Même si j'en dois souffrir ou mourir céans.

Du moins je pourrais dire ... J'ai aimé !!!

lundi 18 avril 2011

Mon Araméenne, vous...

Ton absence en mon for, creuse de si profonds sillons,
De ceux qui en mes chairs impriment de toi mon manque,
Sans cesse jour après jour, je repeins ton visage,
Je retouche tes yeux qui me souviennent noirs,
Pétillants et rieurs, attractives douceurs,
Ton profil d'orient, un soupçon aquilin.

Ton cheveux luxuriant sur ton teint de cannelle,
Et ta bouche si suave, qu'elle appelle au baiser,
Ce port de Madone telle cette statue d'Ephèse,
L'odeur de ta peau, dont j'ai eu privilège,
Mais si intensément que mes sens en sont ivres,
La tête me tourne de vous et je vous en sais gré.

Mais à n'en pas douter l'absence me donne peur et joie,
Elle eut pu diminuer de médiocres passions,
Tel ce vent qui les bougies éteint, mais attise le feu,
De cette grande passion dont vous estes en mon âtre,
Et vous imaginer en ce brasier mon coeur,
Donne à vostre éloignement plus de présence encore...

Que n'ai je tant entendu, pour enfin te trouver,
Même si nos amonts contrarient nos avals,
Je ne veux grand jamais que nos vies soient delta,
Je suis cet affluent qui converge vers vous,
Pour donner à ton cours les élans de l'eau vive,
Les fougues de l'amour en un immense estuaire,
Me jeter avec vous en nostre Mare Nostrum...

Albe


jeudi 31 mars 2011

Honni soit qui mal y pense

Visionneur visionnaire de tout ce qui est vie
Ecrire selon ses sens et non selon le plaire
Réfléchir vers sa main la plume en étendard
Qui flotte à tous les vents même les plus fâcheux

Qu'importe si ses mots giflent les chétifs d'esprits
Qu'importe les poings levés aux instincts si grégaires
Peu lui chaut la valetaille et autres scribouillards
Le poète s'en moque, il vogue dans les cieux.

Il entend les huées, le grondement des gueux
Ceux-là qui clou en main le voudraient crucifier
Reclus dans des pensées à l'écrin si obtus
Qu'il est vain de songer à y mettre humble graine

Marcher vers son destin parmi les belliqueux
D'un pas sur et serein, d'une belle foulée
Voilà qui lui convient il sait où est le but
Alors qu'autour de lui hennissent tant de brêles.

Alors les faux amis aux sourires carnassiers
Qui le pichet en main lui servent la ciguë
Cette boisson socratique aux funestes vertus
Que l'on sert à dessein pour faire taire le verbe.

Son droit à l'expression est une liberté
Tel un poil à gratter qui se veut gratte-cul
Et si la bienséance n'y voit point de vertu
Vous l'en voyez ravi, vous constatez sa verve.



mardi 25 janvier 2011

L'essence des mots

Bonjour Méphi !

Le bon jour Geppo !

Peux-je m'asseoir à votre table ?

Certes Geppo et cesse de me demander à chacune de nos rencontres en cette taverne, si tu peux prendre place.

Pardonnez-moi Méphi, un reste de respect et d'éducation que vous m'avez offerte lorsque j'étais ignare et analphabète.

Brisons là Geppo, sers-toi un verre de cet excellent vin de la plaine de la Bekaa et causons.

Ci fait Méphi. Hum, excellent en effet ce vin ! Peux–je solliciter votre avis sur trois sujets qui n'en font sur fond qu'un seul Méphi ?

Sollicite tout ton saoul Geppo, je t'ois !

Le sujet est épineux Méphi, mais à la parfin, je me lance ! Voilà ce qu'il en est. Ce jour d'avant ce jour d'hui, j'ai ouï une passe d'armes verbales entre deux chalands du CDA. L'un traitait l'autre de « raciste notoire », hors que l'autre furieux d'estre affublé d'une telle casquette, était à deux doigts de lui passer son braquemart de par le corps. Le premier Gauthier n’étayait pas son propos de faits précis et indubitables, mais d'affirmations.

Je puis comprendre Geppo, que le second quidam ait eu une damnée envie de lui trouer la panse. Mais deux choses l'une, soit en effet le second est réellement un raciste, notoire ou non, et peu importe d'ailleurs qu'il soit notoire, soit il ne l'est pas. Mais quelle que soit la réalité, dans le premier cas, il ne l'est pas et est fâché qu'on lui en fasse procès, dans le second, il l'est, et est furieux qu'on étale ce fait au grand jour.

Bien vu Méphi, je n'avais songé à ces deux possibilités. Hors donc Méphi, j'aimerais que vous m'aidiez à analyser trois mots sur le fond et l'usage que peut en faire des personnes qui dévoient délibérément la sémantique et la dialectique qui en découle.

Je t'écoute Geppo, dega me !

Qu'est-ce que le racisme et qu'est-ce qu'un raciste ?

Le racisme Geppo, selon moi et cela n'engage personne d'autre, c'est diviser en plusieurs parties que l'on va nommer races à des fins de hiérarchie, une seule une même espèce, en occurrence l'espèce humaine. S'il existe effectivement une seule et même espèce humaine, d'aucuns pensent et professent que cette espèce se décline en trois races. La race noire, jaune et blanche, lesquelles se déclinent à leur tour en un certain nombre de types. Par exemple, caucasien, méditerranéen, nord africain, scandinave, etc. Lorsque je dis à des fins hiérarchiques, cela signifie que selon la couleur ou le type, une personne qui professerait le racisme et donc serait raciste, n'accorde pas les mêmes droits, la même valeur ou le même respect dû à tout humain, sous le prétexte qu'il est de race, de couleur ou de type différent de lui.

Fort bien Méphi, votre explication est limpide et j'y souscris. Ma deuxième question est la suivante. Qu'est-ce que la xénophobie et qu'est-ce qu'un xénophobe ?

Mon Geppo, la xénophobie c'est le rejet de l'étranger, indépendamment mais pas nécessairement, de sa couleur de peau, de son origine raciale ou sociale. Le xénophobe peut rejeter le suédois blond aux yeux bleus comme le petit brun frisé de type mauresque. On ne parle donc pas dans ce cas de racisme, même si on peut estre à la fois, raciste et xénophobe.
Toujours aussi limpide Méphi. Dernière question. Qu'est-ce que l'antisémitisme et qu'est-ce qu'un anti-sémite ?

Vois-tu Geppo, ce mot est ambigu et souvent utilisé à toutes les sauces par beaucoup de gens qui se prétendent savants, intellectuels, humanistes, philosophes, ou politiquement corrects.
Un sémite est un des types qui compose la race blanche et qui peux se définir en gros, par une personne qui serait issue soit d'Afrique du nord, soit du Moyen-Orient, soit de la péninsule arabique, soit du bassin méditerranéen en général.

D'aucuns ont décidé que professer l'antisémitisme et donc d'estre antisémite, ne s'adressait qu'aux personnes d'origine juive. Pourtant, il ne vient à personne l'idée de traiter d'antisémite un fondamentaliste musulman qui prônerait la haine des juifs et leur éradication de la surface de la terre, ni de traiter du même vocable, un fou de Yahvé traditionaliste et extrémiste juif partisan du grand Israël et de l'expulsion des arabes du pays. Les premiers sont nommés fort pudiquement terroristes fondamentalistes islamistes, voire djihadistes, les seconds, sionistes légitimistes et tout aussi fondamentalistes. Nous voyons donc bien que ni les uns, ni les autres ne sont antisémites selon les critères de définition générale dès lors ou ils sont sémites tous deux. Je n'ai d'ailleurs en Occident, jamais entendu qualifié d'homicide antisémite, par un média, un homme politique, ou un intellectuel, qu'un crime « raciste » perpétué à l'encontre d'un homme de confession juive par un homme de confession musulmane ou vice versa.

Tu comprends donc Geppo, que selon les circonstances, certains s'arrangent avec la vérité et la sémantique des mots pour agiter les chiffons rouges, minimiser ou masquer la réalité.

Fichtre, me voilà moins idiot Méphi. Merci encore de m'éclairer de vos lumières.

Pas de mes lumières Geppo, de mon simple sens commun. Ce sens commun qui semble faire défaut à tant mustélidés et autres gadidés.

Abuserais-je encore, si à la lumière de vos explications, je me permettais une ou deux autres questions Méphi ?

Que nenni mon Geppo, ne sommes-nous pas amis ? Mais pour l'heure, ressers-toi de ce nectar libanais.

Clara, veux-tu nous servir de cette poularde aux morilles que ton gredin de père nous a préparée le jour d'avant ce jour d'hui ?!

Geppo, tes papilles vont frémir de plaisir, je te promets un orgasme gustatif des plus suaves.

Je vous sais fine gueule Méphi et je ne doute un instant que ce met sera divin, ou plutôt devrais-je dire, diabolique.

Sans nul doute Mon fripon. En attendant que cette garce, femelle gallinacée soit servie, pose tes questions.

Or donc Méphi, comme je vous l'ai précédemment exprimé, une interrogation me titille les méninges conséquemment aux explications que vous m'avez fournies concernant le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme. En voilà la teneur. Comment qualifieriez-vous un individu qui exprimerait son aversion pour tel ou tel particulier, non pas en raison de sa couleur, de sa région de naissance ou bien encore son origine culturelle, religieuse ou dogmatique, mais en raison du simple fait qu'il lui est antipathique ? Cette antipathie pouvant revestir différentes raisons, qui vont du fumet corporel, au fumet culturel en passant par celui de la mentalité. En un mot comme en cent, est-ce que lorsqu'un quidam ne vous plait tout simplement pas, vous pouvez lui signifier votre inimitié sans que cela soit assimilé à l'un des trois mots que vous avez tenté de me définir précédemment ?

Vaste et épineuse question Geppo. Mais qu'à diable ne plaise, ci fait !

Ai-je le droit de dire à une personne que son faciès ne me revient pas, qu'il en va de même de sa mentalité, de sa façon d'estre, de son langage, de sa culture, etc. Évidemment que non dans la mesure ou le respect fondamental dû à autrui nous l'interdit. Cela n'implique en aucune façon que l'on soit obligé d'offrir à cette personne des démonstrations d'amabilités au-delà du strict minimum que la politesse nous impose. Bonjour, s'il vous plait, merci, au revoir sont amplement suffisants dans la vie courante. Sur le fond, rien ne nous oblige à la tolérance forcée si ce n'est la loi, mais le vivre ensemble nous oblige à des compromis, avec en toile de fond la paix sociale. Alors non, ce n'est ni du racisme, ni de la xénophobie, ni de l'antisémitisme que de ne pas aimer une personne parce que la perception que l'on a de d'elle nous pue. Mais dès lors ou elle n'est ni de ta couleur, ni de ta culture, ni de ta nationalité, et que tu lui feras part de l'antipathie qu'elle t'inspire, tu seras perçu comme tel, et par voie de conséquence, tenu de te mordre la langue et postuler pour le poste de chef de la bande à faux cul sans sala ni malek. Imagine un instant que tu aies une altercation avec un juif noir originaire d'Ethiopie, tu serais d'office taxé d'estre les trois à la fois.

Si je vous suis bien Méphi, nous vivons donc sous surveillance une forme de liberté sous caution ?

En quelque sorte Geppo, ta liberté de parole s'arreste aux portes de la loi et de la paix. Sauf que certains propos ne sont audibles qu'unilatéralement que ce soit en pays démocratique ou en pays totalitaire. L'un te dit ; cause toujours, l'autre ; clos ton bec. Au-delà des Pyrénées vérité, en deçà mensonge.


Corne cul de la mère molle Méphi, que ceci me pue !

Et bien embaume ton mouchoir de lavande Geppo, et couvre t'en le nez !

jeudi 6 mai 2010

Ma femme d'amour

Ce visage qui me hante, celui-là qui m'émeut
Ces lèvres qui m'enchantent, celles-ci que je veux
Sans omettre ces yeux qui les miens ont croisé
Ce jour béni des dieux où je t'ai rencontrée...

Nous fumes tout deux surpris d'entendre la chamade
Qu'en notre for battant telle une douce aubade
Nos cœurs à l’unisson composant symphonie
Mélopée de tendresse à l'émoi sans répit

Et depuis une année où tu fus mon abscisse
Je suis ton ordonnée tendre volubilis
Craignant à tout instant de ne savoir t'aimer
Comme tant d'autres amants qui se croyaient zélés...

Hors malgré les obstacles que nos vies ont scellé
Et dieu sait si de fait, nous ne sommes épargnés
L'amour plus fort que tout point ne s'avoue vaincu
En ce monde folie ou "aimer" se voudrait, n'estre qu'un superflu...

Je ne sais où nous mène ce merveilleux tournis
Si ce n'est qu'avec toi je crois à l'utopie
Car pour un homme élu l'impossible se peut
Sachant que rien n'arreste ceux-là même qui sont deux...

Pas de promesses, pas de serments, juste je t'aime
Des espérances et des baisers, des caresses, des étreintes
Une épaule solide pour que tu t'y blottisses et reposes,
Et qu'ainsi en nos cœurs, soit gravée notre histoire...

Au présent...